INTELLIGENCE RELATIONNELLE®
L’IFS : écouter ses parts intérieures pour retrouver l’apaisement
Parfois, une part de soi veut avancer… mais une autre freine, doute ou panique.
On peut se sentir tiraillé·e, bloqué·e, en conflit intérieur, comme si plusieurs voix s’opposaient à l’intérieur.
Le modèle IFS (Internal Family Systems), ou Systémie des Parties, développé par Richard Schwartz, propose une lecture apaisante de cette réalité intérieure :
💡 Et si toutes ces parts avaient une fonction ? Et si elles cherchaient, à leur manière, à vous protéger ?
Une multiplicité naturelle et utile
L’IFS repose sur une idée simple et profonde :
Nous sommes multiples.
À l’intérieur de chacun·e, il existe différentes parts (ou sous-personnalités), qui ont chacune un rôle, une histoire, une stratégie.
Cette multiplicité est normale et saine.
Chaque part cherche, à sa façon, à éviter la souffrance, préserver l’équilibre ou protéger une part plus vulnérable.
Même les comportements qui nous posent problème (auto-sabotage, critique intérieure, fuite…) ont une intention positive : protéger ce qui a été blessé.
Ces parts interagissent entre elles, parfois en s’alliant, parfois en se heurtant. C’est pourquoi on peut ressentir un véritable chaos intérieur, sans toujours comprendre ce qui se joue.
Trois grands types de parts
Les parts peuvent se répartir en trois grandes familles :
Les protecteurs "managers"
Ils organisent la vie quotidienne pour garder le système sous contrôle.
Ils cherchent à éviter la douleur ou à empêcher qu’une part plus vulnérable ne soit réactivée.
Exemple : une part perfectionniste, une part qui critique, qui contrôle, qui s’adapte en permanence…
Les protecteurs "pompiers"
Ils interviennent dans l’urgence, quand une émotion ou une mémoire douloureuse menace de remonter.
Ils agissent souvent de manière plus intense ou impulsive.
Exemple : une part qui coupe en fuyant, qui se met en colère, qui consomme pour oublier, qui se dissocie…
Les exilés
Ce sont les parts les plus sensibles.
Elles portent des blessures anciennes, souvent liées à des expériences d’abandon, de rejet, de honte ou de solitude.
Comme leurs émotions sont intenses, elles sont tenues à distance par les protecteurs.
Mais elles n’ont qu’un désir : être enfin vues, reconnues et accueillies avec douceur.
Le Self : un espace de présence au cœur de soi
Au centre de ce système intérieur, l’IFS reconnaît une ressource stable et profonde que nous possédons tou·tes :
le Self.
Ce n’est pas une part de plus.
C’est une présence intérieure calme, curieuse, bienveillante, capable d’écouter les parts sans les juger ni les repousser.
Quand le Self est présent, les parts peuvent se détendre, se montrer autrement, et petit à petit se transformer.
Le Self est la clef du processus thérapeutique en IFS. Il est guidé par des qualités naturelles : clarté, compassion, courage, calme…
Ce sont ces qualités qui permettent un dialogue intérieur profond et réparateur.
En quoi l’IFS est utile en thérapie ?
De nombreuses personnes arrivent en thérapie en disant :
"Une part de moi veut avancer, mais une autre sabote tout."
"Je me juge, je doute, je bloque…"
L’IFS ne cherche pas à supprimer ces parts ou à les faire taire.
Il propose de les rencontrer, de comprendre ce qu’elles protègent, et de leur offrir un espace sécurisé pour exprimer ce qu’elles vivent réellement.
Ce changement de regard désamorce les conflits intérieurs, et permet d’installer plus d’unité, de paix et de clarté.
En résumé
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Chacun·e porte en soi plusieurs parts, avec leurs émotions, leurs rôles et leurs besoins.
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Même les comportements les plus douloureux ont un sens.
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Le Self est une ressource profonde, capable d’écouter ces parts avec calme et compassion.
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Le but de l’IFS n’est pas de “changer sa personnalité”, mais de se réconcilier avec soi-même, pour vivre de manière plus fluide, plus libre, plus alignée.